Sortie à la fondation cartier avec un groupe d’étudiants
Cette sortie est tout d’abord un moment professionnel, faire voyager des groupes de futurs éducateurs de jeunes enfants dans le monde
de LEE BuL
Choisir une expo n’est jamais très facile mais c’est d’abord le lieu que j’ai choisi : la fondation cartier
Pourquoi elle ? c’est un lieu unique une architecture en verre de jean nouvel où la transparence
domine, de l’extérieur on voit déjà les œuvres et de l’intérieur on reste en contact direct avec le quotidien, un lieu où le va et vient entre l’art et le banal est proche , le banal dans
le bons sens, la vie quoi…. l’art pour transformer le banal ou le banal pour réveiller l’art et sa puissance… l’art et ses réflexions , l’art et son mensonge sur le réel ….
Notre but ici avec le formateur d’art plastique qui m‘accompagne c’est d’amener les étudiants à ressentir… sentir à nouveau ce qui peut être très intime et gênant
ou extraordinaire dans l’art, l’émotion à l’état pur.
*
On peut détester et vouloir sortir, on peut avancer à pas de tortue ou papillonner sur une œuvre, ou on peut ne plus pouvoir sortir comme envahie…
Telle cette étudiante qui m’émeut car là devant elle, elle retrouve les larmes aux yeux les souvenirs d’une ville d’un moment qu’elle
avait vécu plus jeune avec sa famille autour déjà de cette artiste, elle ne s’en souvenait plus !sauf que là tout se réveille c’est cela la force de l’art et de la culture comme le dit
Claude Ponti , auteur illustrateur jeunesse… qui met des références culturelles dans tous ses albums pour enfants, non pas pour en faire des leçons
de choses mais pour qu’un jour ce petit enfant devant une œuvre se souvienne…
Alors revenons à Le
e bul et l’expo « on every new shadow »…
tout d’abord je n’avais moi même pas remarqué le titre de l’expo…. Dommage car elle est ,je l’apprendrai plus tard, la clé pour mieux
comprendre l’œuvre de cette artiste coréenne qui fait partie de la création contemporaine.
ici Lee Bul invite à voyager dans le temps, l’histoire et surtout les sensations, à travers des architectes connus par elle comme
Bruno Taut et pas par moi (je vais du coup chercher qui il est ,…) mais peu importe ici ,l’espace est
ouvert .
dans cette salle à gauche de l‘entrée,
s’offre à vous la transparence de carreaux de verres au sol qui ont été réalisée exprès pour l’expo, . c’est important car à l’ouverture de l’expo le visiteur devait se voir dans les œuvres
reflétées au sol et au plafond par ce jeu de miroirs… Mais nous sommes à l’avant dernier jour d’ouverture de cette expo et le reflet au sol des œuvres n’existent
quasiment plus… ce sont les pas les éraflures des chaussures qui marquent maintenant le sol… le passage
de l’œuvre intime de l’artiste à une œuvre plus collective.
Seul à un endroit précis, c'est-à-dire au dessous des œuvres suspendus, l’effet miroir
se poursuit...
Oui, car ici c’est une salle fait de mobiles, de perles transparentes, brillantes …de
tours ou blocs de différents matériaux bakélite, plastique … grillages, tentures ,chevelure… tout semble montrer la beauté, la richesse… mais approcher de plus près et contempler le dedans , le dessous, entendez, dedans dessous, sentez dedans dessous,…
Le miroir sous les œuvres montrent des choses cachées et bien moins belles …qui renvoient, à chacun, de façon très directe,
des morceaux de souvenirs d’histoires collectives ou personnelles ,.
chacun interprète, imagine et ce qui paraissait beau au départ devient maintenant plus ambiguë, plus difficile à regarder, plus
mystérieux… et oui c’est vraiment ici le vrai message de cette artiste qui nous dit d’ailleurs déjà dans le titre de l’expo « prenez garde à la douceur, beauté des choses »
Elle invite à réfléchir sur le sens des apparences….
Le spectateur soudain ne regarde plus que le sol essayant de comprendre l’œuvre mais est-ce le but ???
Le but pour moi est ici la rencontre avec de vrais questions, je m’interroge sur la valeur des choses comme la beauté…l’artiste renvoie à regarder une beauté plus intérieure et qui ne se voit peut
être pas au premier regard… de s’éloigner de la notion de bien et de mal, de s’interroger sur nos différences…
Lee bul nous fait passer de l’autre à moi et de moi à l’autre qui est en moi…
Pas si simple la culture de l’art ou l’art d’être cultivé !!!
Bref je vous conseille, si elle repasse un jour près de chez vous cette artiste, d’aller y jeter un œil, vos pieds, votre cœur enfin votre émoi…
Car même si l’art vous
semble ne servir à rien, il sert déjà et surtout à faire réagir, à parler ou à se taire…n’est ce pas là
une porte ouverte pour mieux se connaître et avancer….
A lire, à feuilleter, à regarder…
Le livre de l’expo : fondation Cartier
pour l’art contemporain, lee bul « on every new shadow »
Magnifique livre composés de photos de Patrick Gries, sur
l’expo la nuit et le
jour, à
l’intérieur r, vous découvrirez le vrai message de l’artiste, ses croquis sur des calques qui vous sont offerts comme un présent par l’artiste, des
calques bleus à manipuler, regarder toucher et qui dévoilent des photos de monuments, des
poèmes…
Livres vraiment à posséder ou en tout les cas à dévorer
L’esthétique est superbe et retrace de façon très réaliste tout le parcours sensoriel et
émouvant de l cette expo…
adresse :fondation cartier, 261 boulevard raspail 75014 paris
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